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Quelle est la qualité de votre écoute ?

Avant de découvrir l'écoute active, je pensais être plutôt une bonne auditrice. Pourtant, lors d'une formation en Communication Non Violente, j'ai coché toutes les cases de ce qui étais "faux", de penser à ce que j'allais dire ensuite ou de ramener la conversation à moi pour montrer que je comprenais vraiment mon interlocuteur. Ainsi, l'écoute active n'avait pas lieu, pas du tout. C'est une compétence qui doit se développer comme n'importe quelle autre.


Pendant la formation, nous avons fait des exercices d'écoute consistant à reformuler ce que nous avions entendu, une fois que l'interlocuteur avait fini de parler pendant 3 minutes. C'était difficile de faire taire nos pensées pour être pleinement présents avec la personne. Mais, plus on le pratiquait, plus cela devenait facile. Du moins pendant la formation, car tout le monde travaillait vers le même objectif.


Ensuite, j'ai ramené cette pratique à la maison et j'ai essayé avec mon conjoint et mes enfants. Ajoutez à cela les émotions et les déclencheurs, alors l'écoute active devenait un défi immense (niveau « marques de morsures sur la langue »). Encore une fois, à force de pratique, c'est devenu une seconde nature. D'autant plus que c'était un outil que j'utilisais professionnellement et qui est aujourd'hui au cœur de mon coaching et de l'accompagnement de mes clients dans leur parcours de transformation.


Récemment, en écoutant un podcast de Brené Brown avec la coach professionnelle Aiko Bethea, celle-ci a parlé des 3 canaux de l'écoute : 1. Le premier canal, écouter pour entendre, 2. Le deuxième canal, écouter pour comprendre, et 3. Le troisième canal, écouter pour se connecter. Cela m'a amenée à réfléchir sur la façon dont j'écoutais auprès de ma famille.


En tant que parent, à quoi ressemble le fait d'écouter pour créer un lien de connexion? Lorsque nous sommes pris dans nos réactions émotionnelles issues de la peur, de la colère, de la désapprobation et/ou de la confusion, comment pouvons-nous nous mettre dans une posture ouverte pour créer les conditions favorable à cette qualité d'écoute ? Comment naviguer à travers les différents canaux de l'écoute pour atteindre la connexion ?


Aiko mentionne qu'il faut penser à « comment voulez-vous être ou vous sentir » avec cette personne. Cela revient à se rappeler que tous les êtres humains ont les mêmes besoins fondamentaux. Là où nous sommes souvent en désaccord, ce sont les stratégies que nous employons pour satisfaire ces besoins. Les frictions naissent de ces besoins non satisfaits.


Alors, en tant que parent, au lieu de se concentrer sur le « quoi », pouvons-nous nous concentrer sur le « comment » ? À travers une véritable connexion, qui crée un espace psychologiquement sécure pour avoir ces discussions difficiles. Cela ne signifie pas l'approbation, ni l'absence de limites, ni le fait de ne pas exprimer ses émotions. Cela signifie simplement de faire une pause, de réfléchir à la façon d'être et d'écouter pour se connecter. Il ne s'agit pas de gagner ou d'avoir raison, il s'agit d'être curieux et compatissant envers notre progéniture, quelque soit leur âge.


Envois moi un message et laisse moi savoir comment ça se passe pour toi.

 
 
 

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